J’écris au vent, ces quelques phrases pour qu’il les porte loin de moi. Je suis heureux, ma vie est un bonheur quotidien et le sourire qui se dessine sur mes lèvres fait couler les couleurs d’un petit paradis sur mon cœur. Je me sens léger car je suis émerveillé de ce que l’on m’a offert. Vent, j’espère que tu chuchoteras ces mots aux personnes qui me sont chères et à toutes celles que je ne connais pas mais dont j’aurais été heureux de faire la connaissance. La vie est courte, mais elle ne demande qu’à apporter le plus de joie à ceux qui la fréquentent. Certaines choses amènent une part de tristesse, car elles nous touchent par leur manque de bons côtés. Je suis un rêveur qui s’est perdu dans une réalité bien triste si on pense à ce qu’on pourrait en faire.

Les possibilités de changement sont énormes. Mais elles dépendent de l’homme. Cet homme qui peut être bon la plupart du temps mais qui parfois peut être mauvais. Je pense que l’homme devient mauvais à cause des mauvais hommes. Oui vent, je suis un utopiste et je veux le rester. On n’améliorera pas le monde en étant pessimiste et en perdant espoir dans la nature. Et si on se trompe, c’est que notre destin est tracé et qu’on y peut rien. Mais si j’ai juste, il faut alors faire en sorte que le monde aille mieux. Il faut redonner confiance en chacun et envers chacun. Quelque soit la religion, la couleur de peau, la langue, la personne qui se trouve en face de moi est bonne ou mauvaise, indépendamment de son origine. Vent va raconter aux enfants du monde qu’il faut penser à l’avenir avec un regard nouveau. Dis leur que l’on peut être heureux sans posséder plus que le nécessaire. Dis le aux riches pour qu’ils pensent aux pauvres, dis le aux pauvres pour qu’ils arrêtent de penser aux riches.

Nous savons tous que le monde ne va pas. Nous n’arrivons pas à trouver un moyen de changer les choses de façon radicale. Les problèmes de ce monde sont ceux sur lesquels nous avons préféré fermer les yeux. Le travail, les responsabilités personnelles nous éloignent des problèmes des autres. La valeur du travail est quantifiée par l’argent qu’il permet d’acquérir et non plus par l’effort. Quelle est la solution ? Donner le même salaire à chacun. Est-il concevable qu’un agent de poste gagne le même salaire qu’un médecin ? Ca pousserait les gens à faire le métier qu’ils aiment et non pas le métier qui rapporte le plus. Et finalement le travail est là. Le médecin prétextera qu’il a fait plus d’année d’étude… Et si l’état payait les années d’études au même tarif que le salaire, cette excuse ne compterait plus. Ils diront que cela ne demande pas les mêmes compétences et qu’ils sont plus intelligents ? Absurde du moment où chacun fait le métier qu’il aime, une personne peut très bien aimer un métier qui demande moins de connaissances sans pour autant être plus bête… Mais alors où est le problème ? Surement que dans le pays voisin le médecin gagne 50 fois plus que l’agent de poste et que donc il vaut mieux faire médecin dans le pays voisin. Mais si on monte le salaire des deux à celui du médecin voisins ? Alors l’agent de poste va vouloir venir dans le pays pour bénéficier de ce salaire plus haut et on se trouve avec un problème d’immigration. La conclusion c’est que ce système ne marche que dans un univers fermé, où il n’y a pas d’entrée et de sortie possible. C'est-à-dire si on l’applique au monde entier… Les pays riches seront contre, les pays pauvres pour, puisque chacun pense pour soi… Tu vois vent, des solutions existent je pense mais elles ne sont pas applicables car elles seront bloqués par les hommes ne voulant pas perdre leur privilèges, même si c’est pour le bien communs. Alors comment faire ? Trouver des solutions biaisées ? En tout cas surement des solutions plus compliquées… je déteste quand c’est compliqué alors que ça pourrait être simple. Donc c’est le genre de solution que j’ai pas trop envie de trouver…