Le regard trainant dans le vide de ce qui est derrière.
Un reste d'envie de retourner quelque part en arrière,
Là où je jouait encore avec des enfants
Là où pour être gentil on m'appelait mon grand.

On laisse derrière soi des moments qu'on tente de garder
On cherche à vivre ceux qu'on y a aimé.
Le flots du temps nous emporte plus vite que ces instants
Les laissant s'éloigner, jusqu'à les perde de vu, surement.

Pour certains, on fait plus d'effort pour les garder en vue,
Pour toi je remonte le courant, plus vite que je n'aurais cru.
Mes larmes se mêlent à l'eau.
Tu es parti trop tôt.

Je me souviens de l'amour que je te portais,
Mais je ne me souviens pas t'avoir dit comme je t'aimais.
On ne dit pas assez à nos parents ce qu'on pense,
Et c'est dans leur absence qu'on regrette notre silence.

Maman, tu as laissé derrière toi un enfant
Pas encore assez mur pour qu'il vive sans.
Et la rivière m'emporte, me noie,
Emporte ce que je voulais garder de toi.

PS : Ma mère est vivante hein :-) !!! C'est juste un poème :p

Allez, un deuxième pour la forme.

Lèvres sur le verre froid,
se réchauffant d'alcool,
L'autre moi,
Cherche à changer de rôle.

La distance s'amenuise
Avant que dans mon courage je puise.
De l'autre côté, elle danse
Et à la façon, je pense.

Elle ignore mon existence
et je survie dans cette ignorance.
Le regard entre en conflit
que cette guerre est déjà finie.

Le jugement est délibéré,
au milieu d'une nuit d'été.
Est ce besoin de faire appel
Là où domine les décibels.

Ici il n'est pas rare
de croiser nos vies par un regard,
un instant partagé,
puis chacun de son coté.